les communistes de l'île de Ré

Ce blog a pour but de faire connaître les positions des communistes rétais membres du PRCF

03 juin 2009

TIAN AN MEN : 20éme ANNIVERSAIRE DE L'ECHEC CONTRE-REVOLUTIONAIRE

L'IMAGE DE LA PLACE TIEN AN MEN - L'HISTOIRE D'UN SPOT TRUQUE

Peut-être vous souvenez-vous de l'image ou plutôt de ce court film qui a fait le tour du monde et des chaînes télévisées tourné au moment où la tentative contre-révolutionaire a été stoppée sur la place Tien An Men de Pékin en juin 1989.

On y voit un citoyen chinois qui semble -t-il arrête une colonne de chars, en se mettant devant le premier char de la file.

Or le film est honteusement tronqué.

Car le Chinois en question est en fait lui-même un tankiste qui dirige du dehors la manoeuvre du premier char qui s'apprête à tourner, comme le prouve la suite du film qui évidemment n'a pas été diffusé, où l'on voit le jeune soldat grimper dans la tourelle du char pour rejoindre son poste.

Comme quoi il faut se méfier des images brutes non situées dans leur contexte.

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23 août 2008

LA CHINE A GAGNE SON PARI OLYMPIQUE

VU DANS LA PRESSE : UN ARTICLE DU FIGARO SUR LA REUSSITE DES JEUX DE PEKIN

Nous n'avons pas l'habitude dans ce blog de nous référer beaucoup à la presse du Capital, mais pour une fois ne boudons pas notre plaisir, d'autant plus qu'il s'agit d'un article du Figaro.fr du 22 août 2008, quotidien qui n'est pas encore connu comme étant particulièrement prochinois ou révolutionnaire.(N.D.R.).

"De notre correspondant à Pékin

LE PARI olympique de la Chine est, à l'évidence, plutôt gagné.

Elle a réussi sa ruée vers l'or des podiums et remporté une autre médaille, celle de l'organisation.

Le but ultime, que ces Jeux constituent le point d'orgue d'une « émergence pacifique » engagée depuis trois décennies sur la scène mondiale, est atteint.

Symboliquement, nulle autre manifestation plus que celle réunissant des milliers d'athlètes ne pouvait achever d'effacer cette image d'« homme malade de l'Asie » qui colla longtemps à la Chine communiste.

Au printemps, nombre d'observateurs se demandaient pourtant si les dirigeants communistes ne se mordraient pas les doigts de s'être lancés dans l'aventure.

L'affaire, à l'époque, était mal engagée, avec le parcours convulsif de la flamme olympique.

Puis, il y a eu le tremblement de terre du Sichuan, où l'ampleur de la tragédie comme la réactivité opérationnelle et médiatique de Pékin ont naturellement éteint le lourd bruit de fond des critiques.

Mais le régime chinois avait un autre atout dans sa manche : « l'effet de souffle » que feraient les sites olympiques et les moyens humains massifs de l'organisation sur tous les acteurs des JO.

Et cela a fonctionné.

Il est spectaculaire d'observer la décrue du flot de critiques, dès le lever de rideau du 8 août.

La pollution, question polémique pendant de longs mois, est devenue un non-sujet.

Il est vrai que l'air s'est assaini, sans que l'on sache ce que l'on doit à l'arrivée de l'automne chinois, aux fermetures d'usines, à la circulation alternée, ou aux canons du programme de modification météorologique.

Quant au dossier crucial des droits de l'homme, il n'a pas fait de grand bond en avant olympique comme certains avaient pu l'espérer lors de l'attribution des Jeux en 2001, mais n'a pas donné lieu à d'esclandre majeur.

Les banderoles pro-Tibet n'ont fait que des apparitions sporadiques.

La Chine a évité la crise en ne lâchant rien, ou à la marge.

Politiquement, les JO de Pékin avaient deux cibles : les Chinois et le monde.

Sur le plan intérieur, l'affaire semble bonne pour les hiérarques du PCC.

Ils n'ont pas perdu la face, ont montré efficacité et compétence dans l'organisation d'un événement mondial.

En amont, la crise de la torche et le drame du Sichuan ont cristallisé le sentiment national, et nourri en ce sens la légitimité du PCC.

Les 250 millions d'internautes chinois, si prompts à critiquer la corruption ou les écarts des cadres locaux du Parti, se ressoudent tous derrière la nation si elle est attaquée.

La critique peut venir de Chine, mais celle venue de l'extérieur ne passe pas.

La semaine précédant l'ouverture des JO, le président Hu Jintao a promis que la Chine allait poursuivre sur la voie de l'ouverture et des réformes.

Mais plus que d'évolution démocratique, il s'agit avant tout de répondre à d'immenses demandes sociales.

Il reste à savoir si le plénum de l'automne révélera des règlements de comptes post-JO, la crise du printemps ayant semble-t-il provoqué des tiraillements entre différentes factions du pouvoir, sans que l'opacité du système ne permette d'appréhender l'ampleur de ces divergences.

Le possible successeur de Hu Jintao, le nouveau vice-président Xi Jinping, semble avoir réussi son premier « test », puisqu'il avait été désigné en février responsable de la phase finale de la préparation des JO.

Sur le plan international, la Chine a montré qu'elle continuait à investir tous les « secteurs du jeu », et pour monter sur le podium.

La troisième puissance économique mondiale avait déjà lancé ses fonds souverains, ses banques et ses diplomates à l'assaut de l'Amérique, de l'Europe ou de l'Afrique.

Elle vient de montrer qu'elle savait organiser un événement d'essence « occidentale et moderne », tout en gardant cette « voie chinoise » si particulière et anachronique politiquement.

Et toute la planète politique ou presque s'est pressée à Pékin.

Sur le front diplomatique, la Chine continue à s'affirmer comme incontournable.

Et ce d'autant qu'elle fait de plus en plus équipe avec une frondeuse Russie. "

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19 mai 2008

LES MOINES TIBETAINS VUS PAR UN TEMOIN OCCIDENTAL

UN CITOYEN OCCIDENTAL NOUS LIVRE SES IMPRESSIONS SUR LES MOINES DE LA REGION CHINOISE DU TIBET

Monsieur Gilles BONNEAU a longtemps vécu en République Populaire de Chine.

Il a épousé une citoyenne chinoise, d'origine tibétaine.

Il nous fait part de ses souvenirs.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour les lire

Mais_qui_sont_ces_moines_tib_tains20080520

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23 avril 2008

CHINE: SALON DE L'AUTO

AUTOMOBILE : LES CONSTRUCTEURS OCCIDENTAUX RECHERCHENT LEUR CLIENTELE EN CHINE

Le salon automobile de Pékin – en alternance une année sur deux avec celui de Shanghaï – ouvre ses portes mardi 22. Il s’est imposé comme un temps fort de la saison automobile, au moment où les grands constructeurs « occidentaux » cherchent de nouveaux relais de croissance.


La Chine  demeure un marché ultra-attractif en pleine explosion.

Mieux. La Chine s’est d’ores et déjà propulsée à la deuxième place mondiale, derrière les Etats-Unis.

« Même s’il est vrai que les marges y sont faibles, deux voire trois fois moindres qu’en Europe ou aux Etats-Unis, le marché chinois permet de faire de la croissance et des volumes, souligne pour L’Expansion.com Gaëtan Toulemonde.

Un moyen efficace d’amortir les coûts de développement de certaines plate-formes ».

Les grands noms se bousculent pour y écouler leurs véhicules.

Sur le podium des voitures les plus vendues là-bas sur les trois premiers mois de l’année, on trouve ainsi deux Volkswagen (la Santana et la Jetta) et une GM (l’Excelle Buick).

En revanche, Peugeot Citroën et Renault sont toujours absents du Top 10 : le premier, en dépit d’un bond de 44% de ses ventes en 2006, tarde en effet à trouver la bonne cadence avec ses petits véhicules produits sur son site de Wuhan, notamment sa C-Triomphe, la version locale de sa C4, ou encore sa C-Elysée, son antédiluvienne ZX reconfigurée à la chinoise.

Le second, lui, n’est tout simplement pas présent dans le pays. Le groupe dirigé par Carlos Ghosn a opté pour la Russie et l’Inde, le puissant voisin.

En attendant que PSA comble son retard, GM et VW, les deux acteurs généralistes dominants de la scène chinoise, multiplient les « coups ».

L’américain, qui affiche ici plus d’1 million d’unités au compteur, dévoilera dans la capitale une quarantaine de modèles dont sa Cadillac CTS ou sa Chevrolet Aveo.

L’allemand, lui, rêve de retrouver son leadership, ravi il y a trois ans par le n°1 mondial.

Il présentera à Pékin cinq nouveautés, après cinq autres commercialisées depuis janvier, dont le très attendu 4x4 urbain Q5 de sa filiale haut-de-gamme Audi.

Chez les spécialistes, BMW et Mercedes sont les deux gagnants du moment. L’un a vu ses ventes bondir de 43% au 1er trimestre grâce à ses Mini et ses Série 3. L’autre, a gagné 40%.

Source : L'Expansion.com


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19 avril 2008

LE DALAÏ LAMA : GENEALOGIE COLONIALE

REGION CHINOISE DU TIBET : QUELQUES ELEMENTS POUR COMPRENDRE

Pendant les événements lamentables du 7 avril 2008 qui se sont passés à Paris au moment du passage de la flamme olympique, les innombrables « pro-tibétains » français ont montré leur très profonde ignorance des liens entre la Chine et le Tibet, manifestant ainsi le fond de leur âme, celle de « petits-blancs » racistes toujours prêts au lynchage.

Si ces imbéciles s’étaient informés, ils auraient appris que les liens entre la Chine et la culture tibétaine sont innombrables et que la religion tibétaine fut officiellement la religion officielle des empereurs chinois d’origine mongol, les Yuan, des empereurs chinois d’origine han, dont ceux de la dynastie des Ming, des empereurs chinois d’origine Mandchou, et ce jusqu’à l’effondrement de la dynastie en 1911 ?

Peut-être auraient-ils pu résister à l’incroyable campagne « anti-chinoise » orchestrée par les médias « blancs ».
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La soi-disant indépendance du Tibet fut l’un des innombrables fruits empoisonnés du colonialisme anglais et s’est fondée sur le contexte du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, celui provoqué par les guerres de l’opium en Chine.

Il ne s’agit pas de justifier la politique chinoise mais de rappeler que la médiatisation actuelle du Dalaï-Lama fait partie d’une guerre menée par les Etats-Unis et leurs alliés, blancs européens australiens, Néo-Zélandais, etc., contre la Chine.

Dans ce contexte, l’énorme soutien médiatique, la présentation de cet homme comme un saint gourou est une affaire déplaisante.

En tout cas, il faut savoir que cette reprise occidentale du bouddhisme tibétain est en train de le détruire de ses racines asiatiques et de le rapprocher des catégories sociales occidentales les plus aisées et les plus déplaisantes, publicitaires, cinéastes, journalistes, financiers, etc. tous ceux qui sont en mal de "significations" capables de leur permettre de supporter leurs affreuses activités de décervelage et d’escroqueries.

Une rumeur insistante circule partout en Asie où elle contribue à isoler complètement les bouddhistes d’obédience tibétaine des autres bouddhistes ; elle touche maintenant les meilleurs spécialistes européens et américains de l’histoire de la Chine et du Tibet, à savoir que le Dalaï-Lama est un agent de la CIA.

Qu’il soit payé par les américains, cela est une affaire ancienne et personne n’en doute mais son engagement dans tous les trucs publicitaires de l’occident industriel implique sa participation active à la guerre générale qui se joue en Asie entre les occidentaux et ceux qui refusent leur retour.

Léon Chibolet, écrivain

Voir totalité de l'article sur le site des INDIGENES DE LA REPUBLIQUE


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15 avril 2008

CHINE- MILLE FOIS OUI AU BOYCOTT

PETITION -CHINE: MILLE FOIS OUI AU BOYCOTT

-Parce qu’elles mettent en péril les acquis socialistes en Chine populaire,

-Parce qu’elles aggravent l’inégalité de développement entre les régions de ce grand pays,

-Parce qu’elles détruisent la classe ouvrière et les acquis sociaux en France et en Europe,

-Parce qu’elles permettent au capitalisme mondialisé de s’ingérer dans les affaires
chinoises en menaçant la paix et la stabilité en Asie,

- Parce qu’elles servent à mettre sous pression l’ensemble des travailleurs salariés de
la planète,

J’exige que le gouvernement français boycotte et même INTERDISE à 100% toute nouvelle délocalisation d’usine en Chine ou dans d’autres pays à bas salaires, y compris dans l’UE.

Pour commencer, je demande que soit interdite la délocalisation en cours de l’usine Arcopal d’Arques (62) dont le départ de France signifie un désastre industriel pour le Nord-Pas-de-Calais, l’aggravation du chômage chez les ouvriers Ch’tis (10 000 emplois menacés) et l’aggravation du déséquilibre de la balance des paiements de la France.

Je demande que la France boycotte systématiquement les produits de réimportation venant d’entreprises françaises ayant délocalisé leur production hors du territoire national.

En revanche, je dis oui aux JO à Pékin tant par respect pour les sportifs qui s’y sont préparés que par respect pour la République populaire de Chine, pour son milliard et demi d’habitants, pour l’ensemble des peuples de Chine qui attendent cet évènement et qui sont choqués par les gesticulations anti-chinoises de l’officine pro-américaine, anti-communiste et anti-chinoise , RSF.

signatures à transmettre à :  jacques.coignard@free.fr



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14 avril 2008

LE DALAÏ LAMA EST-IL LIE AU TERRORISME?

LES DEUX FACES DE " L'INDEPENDANCE TIBETAINE"

A l’intérieur des forces indépendantistes tibétaines, le Dalai Lama et le TYC montrent deux faces différentes, dont l’une la soi-disant face douce et gentille et l’autre la face rude et féroce : le Dalai Lama prêche partout les soi-disant « paix et non-violence » pour tromper et duper le monde entier, tandis que le TYC déploie toutes ses forces pour recruter des partisans en vue de grossir ses rangs et accroître ses forces et pour mettre en dépôt une grande quantité d’armes et de munitions, et cherche par tous les moyens possibles, y compris les activités terroristes, à perturber et à détruire la tranquillité et la stabilité du Tibet et à arriver à ses fins. Les deux faces montrées à l’extérieur sont différentes, l’une est aimable et affable et l’autre est méchante et terrible, mais de par leur nature, elles sont entièrement et totalement pareilles et ont le même but : diviser et déstabiliser la Chine et perturber le mond

En ce qui concerne le Dalai Lama, on doit non seulement écouter ce qu’il dit, on doit surtout voir ce qu’il fait.

Ses actes doivent être conformes à ses paroles. Mais ce qu’on constate, c’est qu’il clame partout « paix et non-violence », alors qu’en réalité le gouvernement tibétain en exil, ayant lui à sa tête, excite et organise la violence et prépare et fomente minutieusement et soigneusement le soi-disant « mouvement de la grande insurrection du peuple tibétain ».

Quant à TYC qui est la force principale de ce soi-disant « gouvernement », il accumule et stocke une grande quantité d’explosifs et de détonateurs, organise des stages de formation de techniques de dynamitage et guette toute occasion pour créer des incidents terroristes.

Alors tout cela, est-ce la soi-disant « paix et non-violence » prônée par le Dalai Lama ?

Source : socio13.wordpress.cm

Lire TOTALITE DE L'ARTICLE

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13 avril 2008

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE CHINOIS

beijing_2008

UNE CAMPAGNE INDIGNE DE DEMONISATION DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
APPEL-PETITION


Une campagne indigne de démonisation de la République populaire de Chine est en cours.

A la direction et à l’orchestre sont les gouvernements et les organes de presse plus que jamais décidés à avaliser le martyr interminable du peuple palestinien et toujours prêt à déchainer et approuver les guerres préventives comme celle qui, en Irak, a déjà provoqué des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés.

Ils agitent la bannière de l’indépendance (camouflée sous le terme « d’autonomie ») du Tibet, mais si cet objectif était obtenu alors on verrait le même mot d’ordre lancé aussi pour le « Grand Tibet » (un territoire trois fois plus vaste que le Tibet proprement dit) et puis pour le Xinjiang, pour la Mongolie intérieure pour la Mandchourie et pour d’autres régions encore.

La réalité est que dans son projet fou de domination planétaire, l’impérialisme vise le démembrement d’un pays qui depuis plusieurs siècles s’est constitué sur une base multiethnique et multiculturelle et qui voit aujourd’hui cohabiter 56 ethnies.

Ce n’est certes pas le Tiers monde qui promeut cette croisade, lui qui regarde la Chine avec sympathie et admiration, mais l’Occident qui à partir de la guerre de l’opium avait précipité le grand pays asiatique dans le sous développement et dans une immense tragédie, de laquelle un peuple, qui représente le cinquième de l’humanité, a pu finalement sortir

Sur la base de mots d’ordre analogues à ceux qu'on hurle contre la Chine, on pourrait promouvoir le démembrement de nombreux pays européens : parmi lesquels l’Angleterre, la France, l’Espagne et surtout l’Italie où ne manque pas les mouvements qui revendiquent la « libération » et la sécession de la Padanie.

POUR LIRE LA SUITE DE L'APPEL ET SIGNER LA PETITION CLIQUER SUR LE SITE

http://caiusgracchus.blogspot.com/2008/04/un-appel-qui-vient-ditalie-contre-la.html

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08 avril 2008

ELEMENTS D'HISTOIRE DE LA CHINE POPULAIRE

QUAND LA CIA ET HOLLYWOOD SE CONVERTISSENT AU BOUDDHISME

La révolte de la réaction tibétaine de 1959 ne remporte pas le succès escompté.

Contacté et financé par les services secrets américains depuis bien longtemps, le dalaï-lama fuit en Inde.

Une fois échouée la campagne à l’Est (en territoire tibétain et chinois), Washington commence alors sa campagne à l’Ouest.

Nous avons vu le dirigeant de premier plan de la CIA considérer le dalaï-lama comme un pion interchangeable de la politique américaine à l’instar des colonels-bouchers indonésiens.

Désormais, ce même personnage est élevé au pinacle : il devient un leader de la non-violence, un modèle vivant de noblesse morale et de sainteté.

La transfiguration gagne aussi le bouddhisme tibétain en tant que tel, présenté comme un ensemble d’exercices spirituels, de doctrines et de techniques d’élévation sublime au-dessus des misères du monde.

L’industrie cinématographique américaine travaille à plein rendement pour diffuser ce mythe.

Au début du XXe siècle, lorsque la compétition entre la Grande Bretagne et la Russie pour s’emparer du Tibet faisait rage, une rumeur se répandait selon laquelle le tsar en personne était devenu bouddhiste .

Aujourd’hui au contraire aucun doute n’est possible : ce sont Hollywood et la CIA qui se sont convertis au bouddhisme !

Une conversion aussi extraordinaire ne pouvait que produire des miracles.

Pendant des siècles, la culture occidentale a regardé avec mépris le bouddhisme tibétain, considéré comme synonyme de despotisme oriental, du fait de la centralité qu’il conférait à un soi-disant Dieu-Roi, sur lequel s’exerçait le mépris d’auteurs aussi différents que Rousseau, Herder, Hegel.

Entre le XVIIIe et le XIXe, les lamas étaient considérés « non en tant qu’incarnation des lamas défunts [comme ils l’affirment], mais comme incarnation de tous les vices et de toutes les corruptions » .

Lorsque la Grande Bretagne part ensuite à la conquête du Tibet, elle cherche à la justifier au nom de la nécessité d’apporter la civilisation jusque dans « cette ultime forteresse de l’obscurantisme », à « ce petit peuple misérable » .

Cela va de soi : l’arrogance et la tendance raciste de l’impérialiste ne font aucun doute, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut refouler les infamies de la théocratie tibétaine.

Un fait tiré de l’historien anglais que nous venons de citer suffit pour éclairer sa vraie nature : le dalaï-lama en fonction au début du XXe siècle « était un des rares à avoir atteint sa majorité, étant donné que la majorité d’entre eux était éliminée durant l’enfance à la convenance du Conseil de Régence » .

Désormais au contraire, grâce au miracle opéré par Hollywood (et la CIA), le bouddhisme tibétain est devenu synonyme de paix, de tolérance et de spiritualité élevée.

Tout est clair à présent : comme on l’a justement observé, sur la base de l’idéologie et des stéréotypes dominants, « les Tibétains sont des surhommes et les Chinois des sous-hommes » .

Certains aspects du processus de sanctification du dalaï-lama et du bouddhisme tibétain sont vraiment comiques. Un élément essentiel de ce dernier est la structure de castes qui perdure aussi après la mort : si le corps des membres de l’aristocratie est inhumé ou brûlé, le corps vil des masses populaires est donné en pâture aux vautours.

Il y a quelque temps, l’International Herald Tribune parlait d’une de ces funérailles plébéiennes où le prêtre détache morceau par morceau la chair des os du mort pour faciliter le travail des vautours, qui attendent déjà au sommet de la montagne. Il faut dire que la description était précise et minutieuse, mais elle était suivie de la déclaration d’un « savant » qui expliquait le tout dans une interprétation écologique ; mais il n’expliquait nullement pourquoi seul le corps des plébéiens était appelé à contribuer à l’équilibre environnemental.

La Révolution culturelle s’était déchaînée contre cette pratique discriminatoire des castes, considérée comme barbare ; mais sa tentative d’éradication par la violence de cette très antique tradition avait fini par favoriser les secteurs les plus rétrogrades du bouddhisme tibétain, qui avaient su organiser une vaste protestation au nom de la défense des traditions.

Plus sagement, dans la Chine d’aujourd’hui, le gouvernement tibétain, même s’il les déconseille, n’interdit pas ces rites funèbres.

Sources : Domenico Losurdo
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-04-02%2023:07:29&log=lautrehistoire

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06 avril 2008

REGION CHINOISE DU TIBET

A PROPOS DES ACTES CRIMINELS COMMIS A LHASSA SUR LES INSTRUCTIONS DE LA CIA

Les autorités chinoises ont fait ce que leur dictait leur devoir civique en mettant un terme, par la force, aux pogromes, au Tibet.

En effet, les « manifestations et protestations des Tibétains » n’étaient rien d’autre, pour l’essentiel, que de véritables pogromes dirigés principalement (mais pas seulement) contre des Chinois Han et des musulmans Ouïgours.

Une vingtaine de personnes (des habitants, des émeutiers  et des membres des forces de sécurité) y ont perdu la vie ; cinq immigrés furent monstrueusement brûlés vifs, dans leur boutique. On aurait eu à déplorer bien davantage de victimes encore, sans l’esprit de responsabilité et la promptitude des responsables chinois.

Si la cause tibétaine est tellement mise en exergue, c’est que le Tibet est loin d’être un cas unique : il s’agit d’une région aux caractéristiques spéciales qui est avec la Chine dans la même relation que la Bretagne avec la France, que le Pays de Galle avec l’Angleterre, que la Catalogne avec l’Espagne, que la Sicile avec l’Italie, ou encore que le Dixieland, avec les Etats-Unis.

Dans toutes ces contrées, des patriotes régionalistes peuvent rêver à plus d’autonomie, voire même à l’indépendance, ils peuvent vivre mal l’afflux d’étrangers.

Les Bretons peuvent haïr les Parigots, les Gallois peuvent gueuler contre les British qui leur achètent leurs maisons, les habitants de l’Alabama peuvent vouer aux gémonies les juifs de Jew York qui leur dictent les règles du jeu et, ce, avant même de protester contre des immigrants venus de terres lointaines.

Mais ils rêvent rarement de faire tourner les aiguilles de l’Histoire à l’envers. C’est la un rêve typique de la droite nationaliste, laquelle est, de fait, interdite tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Les présidents Bush et Sarkozy, les directeurs du New York Times, du Monde et du Haaretz, les activistes droitdelhommistes Bernard-Henri Lévy et Daniel Cohn-Bendit (qui appellent au boycott des Jeux Olympiques de Pékin) seraient-ils devenus des fans de Le Pen, David Duke et Horst Malher ?

Le Tibet ayant recouvré son identité nationale, ses homologues européens et américains prendraient-ils sa suite, affirmant leur propre caractère unique ? Peut-être.

Toutefois, je doute que ces Lumières approuveraient des pogromes contre des juifs… Alors, pourquoi les pogromes antichinois sont-ils aussi chaudement applaudis ?

A défaut du Tibet, on trouverait toujours une autre raison pour lancer cette campagne antichinoise.

Comme l’a écrit Christopher Caldwell dans le Financial Times des 29 et 30 mars : « Le boycott des Jeux Olympiques de Pékin est la solution qui recherche depuis fort longtemps un problème ».

« Le problème », ça pourrait être le Darfour, la Birmanie, les droits de l’homme, les mauvais traitements infligés à des prisonniers et à des animaux, ou encore les avortements tardifs.

Les journaux israéliens inventent tous les jours de nouvelles raisons de boycotter la Chine, généralement en raison de « violations des droits de l’homme ». Les raisons précises varient, mais le résultat reste toujours le même : ostraciser, isoler et punir la Chine, car elle est bien trop indépendante…

Les dirigeants chinois ne sont pas des chiffes molles ; ils ont connu bien trop d’exemples horrifiants de ce qu’il se passe dès lors que le gouvernement central fait preuve de faiblesse.

Parfois, des décisions difficiles doivent être prises, et cela requiert des gens à la volonté bien trempée.

Une de ces décisions, difficiles, mais avisées, fut celle de l’écrasement des émeutes de la Place Tiananmen, en 1989. Sans cela, la Chine se serait désintégrée au milieu d’un fleuve de sang et de larmes ; elle aurait été recolonisée par les puissances occidentales.

Certes, la répression des émeutes de Lhassa fut, en comparaison, un événement de bien moindre ampleur, qui sera, espérons-le, bien vite oublié.

Les Tibétains ont été dévoyés ; aujourd’hui, ils peuvent commencer à y voir clair.

C’est ce qui s’est passé, pour nombre de sécessionnistes : les Ibo du Nigéria ont livré une guerre interminable, mais ils ont finalement accepté l’égalité avec les autres Nigérians.

C’est ce qu’avaient fait les habitants du Dixieland, aux Etats-Unis, après leur défaite.

Les Chinois sont dans leur bon droit quand ils luttent contre les sécessionnistes et quand ils préservent l’intégrité de leur pays, Tibet compris.

Il y a quelques jours, de cela, cette Panthère Rose de Président français, Môssieur Sarkozy, a déclaré (en visite officielle, au Royaume-Uni) : « Nous ne renoncerons jamais à l’Afghanistan ! ».

Si ce clown français veut garder le lointain Afghanistan, s’il est prêt à envoyer des soldats français y mourir, alors il n’y a strictement aucune raison pour que les Chinois renoncent au Tibet, qui fait partie de la Chine depuis mille ans (Que mes lecteurs français se consolent : la principale alternative à ce clown, Ségolène Royal, fut encore plus délirante, dans ses appels à boycotter la Chine. Force est bien de le reconnaître : plus pitoyable que les gaullistes à la Sarkozy, tu ne meurs pas ; tu es socialo à la Royale…).

Les idéologues occidentaux voudraient modeler le mode à leur façon, et une Chine indépendante (ou une Russie indépendante, un Iran indépendant, une Inde indépendante…), ça n’est vraiment pas leur tasse de thé.

C’est la raison pour laquelle ils sèment la guerre civile et les dissensions, promouvant le séparatisme et la sécession dans les pays indépendants.

C’est un jeu ancien, que celui qui consiste à détricoter les empires, pour créer, ensuite, un nouvel empire sur les ruines des premiers. Dans ce petit jeu, les hypocrites de gôche et les impérialistes de droite agissent main dans la main.

Un Tibet indépendant deviendrait, lui aussi, une base américaine dirigée contre la Chine, l’Inde et la Russie.

La cruelle et sanglante rébellion tibétaine de 1959 avait été préparée et financée de A jusqu’à Z par la CIA, afin de saper la Chine.

Si nous le savons, aujourd’hui, c’est parce que deux vilains garçons – Kenneth Conboy de la Heritage Foundation et James Morrison, un formateur militaire vétéran de la CIA – s’en sont vanté, dans leur bouquin intitulé The CIA’s Secret War in Tibet (La guerre secrète de la CIA au Tibet)(Kansas University Press, 2002). Gary Wilson a comparé cette intervention occulte à l’invasion de la Baie des Cochons, à Cuba .

Les Tibétains devraient le comprendre, eux aussi.

La façon de préserver le caractère unique du Tibet – et il en va de même de la France, de l’Angleterre ou de la Palestine – réside dans notre victoire sur l’Empire et sur sa tendance à globaliser et à homogénéiser.

Dans cette bataille, la Chine est une protectrice et une amie, et absolument pas une ennemie.

 
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier







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