les communistes de l'île de Ré

Ce blog a pour but de faire connaître les positions des communistes rétais membres du PRCF

17 novembre 2008

APRES LE CONGRES DU PARTI SOCIALISTE

CONGRES SOCIALISTE : LA CRISE DU SOCIAL-LIBERALISME

Malgré les conciliabules nocturnes parrainés par Hollande entre les « écuries » Aubry, Delanoe, Royal et Hamon, aucune « synthèse » ne s’est dégagée du congrès « socialiste » de Reims.

Horreur, les « militants socialistes » (quels militants ? y a-t-il encore autre chose au PS que des élus gérant la « décentralisation » euro-sarkozyste et des « clients » ?) vont devoir choisir eux-mêmes et comme des grands leur premier dirigeant…lequel risque fort d’être aussi le futur concurrent de Sarkozy.

On en frémit d’avance : Royal, on connaît et on aimerait tant oublier !

C’est la télévangéliste BCBG cléricale et très « ordre moral », qui a promis à ses électeurs, au soir d’un second tour présidentiel au goût de cendres, de les « mener vers de nouvelles victoires » (sic).

Le fait qu’elle soit désormais flanquée de Manuel Valls, le « socialiste » favori de l’UMP et des anti-laïques de tous poils, n’est pas fait pour rassurer !

Delanoe est provisoirement hors-jeu : l’éviction de ce « socialiste libéral », anglomane bien connu et enfant chéri des bobos parisiens, un homme qui célèbre à l’envi le Pape et le Dalaï-Lama, ne suscitera pas des suicides à la chaîne dans l’électorat encore partiellement populaire du PS…

Quant à Aubry, quelle pitié de constater que cette « européenne » fanatique, dont l’autoritarisme n’a d’égal que chez Delanoe et Royal, fait figure de social-démocrate classique !

Pourtant, la loi des 35 h dont elle fut la marraine, a été volontairement si mal conçue que sa dénonciation permet actuellement une contre-attaque ravageuse de l’UMP contre l’ensemble des acquis sociaux !

Quant à Hamon, si correct que soit son score, on voit qu’au rythme où il avance, il lui faudra vingt ans pour retourner la tendance… si entre-temps cet éléphanteau n’a pas négocié sa promo avec un présidentiable…

Quant au fond, et c’est le plus grave, aucune des tendances en concurrence ne remet en cause la « construction européenne » qui détruit la France laïque, républicaine et ouvrière.

La majorité des députés « socialistes » a voté pour le Traité de Lisbonne qui est le copié-collé de la constitution européenne recalée par le suffrage universel.

Il y a peu, Ayraud et le groupe « socialiste » au parlement ont marché dans « l’union sacrée » autour du plan Sarko-Lagarde de refinancement public des banques, alors même que le pouvoir privatise la poste, saque par milliers les postes de fonctionnaires et veut faire passer en force la retraite à 70 ans et le travail du dimanche… Jaurès, reviens, ils sont devenus de parfaites marionnettes du capital !

On comprend donc que J.-L. Mélenchon et Marc Dolez, dont les orientations laïco-républicaines sont intéressantes mais qui tardent à « décrocher » de la sacro-sainte « construction européenne » fédérale, aient quitté un navire PS qui usurpe le mot « socialiste »

.

En attendant, la crise aiguë du PS, dont la cause profonde est que ce parti a renié le socialisme (fût-il réformiste) et la rapide décomposition du PCF (dont la cause est qu’il a renié le communisme) font obligation

° à tous les vrais communistes de s’unir pour une intervention de masse unifiée,

°à tous les syndicalistes de classe d’œuvrer ensemble au « tous ensemble en même temps »

°à tous les francs républicains de recomposer, non un ersatz de « Front populaire » à la Royal (avec le MoDem ?!), mais un rassemblement majoritaire pour chasser l’Union Maastrichtienne Patronale, sortir la France de l’UE et conquérir une République sociale, souveraine et fraternelle en marche… vers le socialisme (cette socialisation des moyens de production dont le PS, y compris son aile gauche a oublié jusqu’à la signification !).

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08 novembre 2008

OBAMA OU L'IMPERIALISME A VISAGE HUMAIN

Barack Obama ou l’arrivée d’une "nouvelle aurore du leadership américain"

Par Claude Beaulieu- Comité Valmy

Avant même d’être confirmé par le vote des grands électeurs, Barack Obama a annoncé qu’il inscrivait sa présidence dans la continuité dominatrice de l’impérialisme messianique qui conduit la politique américaine par rapport au reste du monde. Actuellement 349 élus démocrates sur 512 lui sont acquis.

À partir du 15 décembre et jusqu’au 6 janvier ils devront voter pour confirmer formellement son élection, l’investiture devant avoir lieu le 20 janvier.

À Chicago, le futur Président a annoncé l’arrivée d’une "nouvelle aurore du leadership américain".

Sur un ton déjà guerrier il a ajouté : "A ceux qui voudraient détruire le monde, nous disons, nous vous battrons"...

Attendons un peu pour savoir qui seront éventuellement, pour Obama, l’axe du mal, les États voyous et les dirigeants à diaboliser.

Mais peut-être changera-t-il de formulation afin d’inscrire le "changement" du style dans la "continuité" politique.

Car, pas plus qu’en France, le Président des États-Unis ne dispose véritablement de l’essentiel du pouvoir de décision, lequel est accaparé par une oligarchie souterraine, mise en place dès les années cinquante par la finance américaine hégémonique.

Rappelons en effet cette déclaration de James Paul Warburg, président de

la Chase Manhattan Bank

, devant le Sénat américain le 17 février 1953 : "De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement ? La supranationalité d’une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle."

David Rockefeller reprenait à son compte en juin 1991 cette volonté annoncée qu’il complétait en affirmant : "Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial."

Cette vision mondialiste et supranationale est aujourd’hui une réalité qui orchestre la domination des peuples par les dirigeants étatsuniens, à travers la globalisation, dont l’Union européenne fédéraliste, par exemple, n’est qu’une expression et un outil.

Nous pouvons établir un parallèle entre l’élection en France de Nicolas Sarkozy et celle de Barack Obama aux États-unis.

Je suis de ceux qui estiment que l’un et l’autre ont été pré-sélectionnés pour correspondre aux intérêts de l’oligarchie américaine et à ses ramifications supranationales et euro-atlantistes.

Dans les deux cas, leurs concurrents à l’élection ne représentaient pas réellement une alternative crédible, mais avaient pour fonction de servir de faire-valoir au candidat réel de l’oligarchie.

La présence de Ségolène Royal en Bécassine social-démocrate immature, accrochée au postulat de l’Europe fédérale des régions mais sans vision politique cohérente réelle, a contribué à estomper le caractère de démagogie généralisée de la campagne de Nicolas Sarkozy.

John McCain, dynamique malgré son âge et affublé d’une Sarah Palin caricaturale ne soutenait aucune comparaison face au charisme de Barack Obama.

Dans les deux cas, ces deux élections ont donné lieu à des conditionnements, des manipulations massives et généralisées de l’opinion publique.

Dans le cas des États-Unis cette mise en condition des peuples a pris un caractère mondial. Condoleezza Rice, Secrétaire d’Etat de G.W.Bush ainsi que son prédécesseur Colin Powell, ont démonté que la couleur de la peau n’est pas un critère déterminant qui empêcherait de servir avec cruauté l’impérialisme américain et sa volonté d’agression et de guerre.

Ce conditionnement des peuples explique partiellement mais pas totalement, l’enthousiasme populaire chez les afro-américains et parmi les peuples d’Afrique et du monde entier, devant cette élection.

Militant anti-raciste depuis des décennies, j’ai toujours été solidaire des Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Martin Luther King, Angela Davis et de bien d’autres militants noirs, j’aurais souhaité que Barack Obama se situe dans leur lignée progressiste.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il est cependant naturel que cette élection, au delà de la manipulation mondiale politico-médiatique, ait soulevé une intense espérance populaire aux USA, en Afrique et dans le monde. Mais la désillusion risque d’être à la mesure de cette espérance.

Et même si Barak Obama prenait conscience de ce que ces masses populaires attendent de lui et voulait y répondre positivement, il est peu probable que les Big Brothers, au pouvoir dans l’ombre, le laisseraient faire.

L’impérialisme américain après cette élection reste l’ennemi commun des peuples du monde.

Le 6 novembre 2008

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OBAMA, LE RÊVE ET LA REALITE

OBAMA PRESIDENT. PAS UN RÊVE, UN MIRAGE…

« Je ne peux m’empêcher de penser combien mon père serait fier, fier de Barak Obama, fier du parti qui l’a nommé et fier de l’Amérique qui va l’élire ».

Ces paroles ont été prononcées par le fils de Martin Luther King lors du 45ème anniversaire du discours « I have a dream ».

En effet, à cette époque, le célèbre pasteur n’aurait jamais osé imaginer qu’un jour, un Noir briguerait la plus haute instance de la nation la plus puissante du monde.

Le pasteur Martin Luther King aurait eu raison d’être fier, car s’il n’avait pas existé, si Malcolm n’avait pas existé, si les luttes pour les droits civiques n’avaient pas existé, Obama n’existerait pas.

Comme Luther King, nous, indigènes de France ou du monde, ne pouvons nous empêcher d’être fiers. Qu’Obama soit là où il est, est indéniablement un évènement à l’échelle américaine, mais aussi à l’échelle mondiale.

Pourtant, nous savons qui est Obama. Un homme de l’establishment américain. Même s’il nous tarde de voir Bush et consort dégager, nous savons qu’Obama poursuivra la politique impérialiste de son pays.

Il serait en effet naïf de croire que le système américain et ses institutions permettent à quiconque l’accès à un tel niveau de pouvoir s’il ne leur est pas acquis.

Comme le dit ce frère africain sur le blog de L’Express (13/06/08) : « Pour moi, Obama est américain avant d’être noir et en tant que tel il anéantira les Africain, les Irakiens, les Palestiniens, etc., s’il le faut pour le bien être des Occidentaux ».

Les Irakiens et les Afghans savent intimement qui sont les Colin Powel et Condoleeza Rice. Nous ne pouvons ignorer ce que Obama sera.

Alors pourquoi, nous indigènes, sommes-nous si fiers ? Pourquoi, nous indigènes, avons-nous, quand même, le sentiment qu’Obama nous représente ?

Pourquoi, alors que nous savons qu’Obama prendra soin de défendre le système américain, construit sur la destruction des Indiens, l’esclavage des Noirs, le pillage incessant de l’Afrique, avons-nous pourtant le sentiment qu’il représente cette même Afrique dévastée par les impérialismes ?

Qu’est-ce qui nous brûle la bouche au point de détourner pudiquement nos regards de ce champ de bataille que ne cesse d’être l’Afrique où s’affrontent les puissances américaines, européennes et chinoises ?

Comment notre cerveau peut-il faire abstraction de ces fleuves de sang qui vont continuer de couler chez nous en Amérique latine, chez nous dans le monde arabo-musulman, chez nous dans notre terre ancestrale, de l’autre côté de la Méditerranée ?

La réponse est douloureuse : nous sommes fascinés par cette puissance même qui nous a soumis et nous réclamons notre part de cette puissance.

Nous sommes fascinés par le G8, nous sommes fascinés par le Conseil de sécurité, par leur modernité et donc par celui qui va l’incarner pour nous.

Obama président des States, c’est moi, c’est toi qui dirige le monde. Désormais, on fait partie de la race des seigneurs. Cet état de fait est au cœur de notre impuissance à nous libérer de la suprématie occidentale. Elle est constitutive de ce que nous sommes, nous la protégeons.

Nous sommes ses sentinelles.

Obama, c’est notre triste revanche sur l’histoire. J’ai pitié de nous. Voyez comment Ils, les Blancs, nous regardent d’un œil satisfait et sarcastique !

Une à qui on ne la fait pas, c’est Angela Davis :

« Quand l’intégration de personnes noires dans l’appareil d’oppression a pour but de rendre cette oppression plus efficace, cela ne représente en aucune façon un progrès. Nous avons plus de Noirs dans des postes de pouvoirs prestigieux. Mais du même coup nous avons plus de Noirs qui se sont retrouvés poussés tout en bas de l’échelle. Quand la population demande que la justice et l’égalité passent par la diversité ethnique, c’est bien. Mais il y a une façon d’envisager la diversité qui rappelle l’adage selon lequel « pour que rien ne change, il faut accepter que tout change ». »

Lalla Fatma M’msemer

Cet article est paru dans le numéro treize (octobre 2008) de "L’Indigène de la république".

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05 novembre 2008

OBAMA, LE NOUVEAU VISAGE DE L'IMPERIALISME AMERICAIN

OBASARKO

APRES LES ELECTIONS US, UNE ANALYSE DU P.R.C.F.

Même s'il comprend la joie et la fierté de millions de pauvres, d'ouvriers, d'intellectuels progressistes, de Noirs, de Latinos et d'autres progressistes états-uniens qui ont le sentiment de "tourner la page" avec la victoire d'Obama, le PRCF invite les progressistes de France à ne pas céder à l'obsédante "obamania" journalistique.

Celle-ci vise à masquer la nature de classe du régime US, une ploutocratie capitaliste impitoyable, brutale et belliqueuse, dont les partis "démocrate" et "républicain" constituent le parti unique à deux faces.


Certes il est positif que Mc Cain, sa colistière pré-fasciste Pallin et à travers eux, le dangereux Bush, aient été balayés par les électeurs.

Comme il est positif que, même de manière illusoire, des millions d'Américains exploités relèvent la tête, affichent leurs aspirations sociales et pacifiques, ce qui obligera Obama (au moins au début) à louvoyer avec son électorat qui veut le "changement".
   

Il est également positif que le néolibéralisme sous sa forme la plus brutale ait subi un début de défaite idéologique suite à la crise financière qui n'est que la face émergée de la crise du capitalisme.

Ce recul de l"idéologie ultra-réactionnaire du néolibéralisme et du néo-conservatisme est d'ailleurs moins liée au "charisme" d'Obama, dont le programme est des plus flous, qu'au courage des résistants irakiens, à l'intelligence politique du PC de Cuba et des pays de l'ALBA qui ont tenu tête à l'Empire, ainsi qu'aux courageux progressistes américains qui luttent dans des conditions difficiles, voire dangereuses.
   

Mais les faits sont là: au fur et à mesure que la campagne présidentielle avançait, les monopoles capitalistes US ont massivement misé leur argent sur Obama qui n'aura rien à leur refuser: qui paie les musiciens choisit la musique!

Sans doute Obama prendra-t-il initialement des mesures cosmétiques pour rogner les plus grossières atteintes aux droits de l'homme de la dictature capitaliste US, mais remettra-t-il seulement en question la condamnation injuste des Cinq de Miami ou de Mumia, interdira-t-il à 100% l'usage indigne de la "question" par l'armée US ou par ses affidés d'Israël, agira-t-il un tant soit peu contre la peine de mort massivement utilisée contre les Afro-Américains?

Condamnera-t-il les licenciements de masse dans l'industrie américaine, l'expulsion qui menace des millions de salariés victimes des prêts hypothécaires, l'état d'abandon social où demeurent plus de cinquante millions de travailleurs pauvres privés de couverture sociale, et parfois de toit? Nous ne parierions pas là-dessus!
   

Sur le plan de la politique étrangère, Obama va "prouver son patriotisme" en intensifiant la guerre impérialiste en Afghanistan et en poursuivant le projet d'encerclement de la Russie de son prédécesseur; son projet de retrait d'Irak n'engage en réalité à pas grand chose.

Et surtout, l'impérialisme US, son aristocratie financière archi-milliardaire et son énorme complexe médiatico-militaro-industriel, continueront à tirer les ficelles derrière le carnaval pseudo-démocratique.
   

Pour que cela change vraiment, il faudra tout autre chose qu'une élection à grand spectacle où les milliards ont valsé plus que jamais, excluant par avance toute intervention indépendante de la classe travailleuse.

Il faudra surtout que les travailleurs s'organisent par eux-mêmes indépendamment de ces appareils de la grande bourgeoisie que sont les parti "démoblicain" et "répucrate", ainsi que le haut état-major des syndicats acquis au capitalisme.

Et c'est pour cela que le travail des marxistes du WWP et du PC-USA, des mouvements anti-impérialistes et des organisations luttant pour l'égalité des droits, est historiquement si important.
   

Dans l'immédiat, il faut prendre garde que les illusions sur Obama ne donnent un nouveau souffle à l'impérialisme US en perte de vitesse.

Ne laissons pas le souriant Barak rendre à nouveau présentables les projets impériaux que Bush n'arrivait plus à "vendre": déstabilisation de Chavez et de Morales, subversion douce et/ou brutale de Cuba socialiste, sans parler de l'entreprise indolore et si menaçante pour l'avenir culturel de la planète, d'américanisation (nous n'avons pas en vue la culture américaine d'avant-garde mais l'industrie lourde de l'aliénation des esprits) de tous les pays du monde, de destruction de leurs langues par le "tout anglais" d'uniformisation totalitaire des manières de penser, de voir, de manger, de s'habiller, etc…

De cette américanisation, Sarkozy est le principal vecteur en France et pour les progressistes français, l'opposition à l'impérialisme américain commence par la résistance à la clique au pouvoir à l'Elysée et à ses pseudopodes Strauss-Kahn et Lamy, les "socialistes" français qui pilotent de Washington les institutions financières et commerciales du capitalisme parvenu dans son stade le plus régressif.
   

Donc, travailleurs et progressistes des Etats-Unis et de tous les pays, pas "d'état de grâce" pour Obama qui sans cela, comme Clinton naguère, ne sera pas long à renoncer à ses vagues promesses sociales pour relancer la machine à tuer de l'impérialisme le plus cruel qui soit.

Georges Gastaud , secrétaire national du PRCF

Daniel Antonini, responsable aux questions internationales

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PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE : DECISIONS ET PROPOSITIONS

prcflogo

La 2ème conférence nationale du PRCF décide :

-d’appeler les vrais communistes et les vrais républicains à faire échec ENSEMBLE (et dans la mesure du possible, par une riposte internationale) au fascisant projet de l’UE d’instituer le 23 août comme journée annuelle de condamnation « des crimes du nazisme et du stalinisme » (sic), car ce projet vise à interdire le communisme et l’action de classe, tout en banalisant le nazi-fascisme que plusieurs gouvernements de l’UE travaillent à réhabiliter directement ou insidieusement ;

-de proposer à la Confédération d’Action Communiste d’organiser début novembre 2009(anniversaire de la Révolution d’Octobre, mais aussi, 20ème anniversaire de la Chute de la frontière berlinoise de la RDA, qui donnera sûrement lieu à une campagne anticommuniste mondiale) un colloque unitaire sur le thème : le communisme reste l’avenir du monde !

-de s’investir dans la préparation, avec l’Arc Républicain de Progrès, d’un colloque national sur l’héritage du Conseil National de la Résistance et sur son actualité politique ;

-de se tourner prioritairement vers l’entreprise et la défense du syndicalisme de classe, de combattre l’entreprise des états-majors syndicaux pour « purger » les syndicalistes de classe ; de réfléchir à une initiative nationale pour aider le syndicalisme de classe à prendre l’offensive et à faire grandir l’exigence du « tous ensemble en même temps » ; de soutenir l’Union locale CGT de DOUAI contre la chasse aux sorcières ; d’aller sans relâche aux luttes (auto, Livre, Education, Poste…) en apportant l’éclairage politique nécessaire pour gagner ;

-de proposer aux organisations se réclamant du communisme, à l’exception des trotskistes et autres « mutants », de tirer ensemble le bilan du congrès du PCF à l’occasion d’une rencontre communiste publique, avec l’objectif de bâtir une Convergence d’Action Communiste indépendante des naufrageurs du PCF ;

-d’appeler les communistes encore adhérents au PCF, sans cacher les limites de ce texte ni ses conditions anti-unitaires d’élaboration, à voter dans le cadre du congrès PCF pour le texte déposé par Caroline Andréani et A. Gerin; dans le même temps, d’intensifier en priorité la signature de « l’Appel aux continuateurs communistes » ; d’adresser largement le n° spécial d’IC de novembre aux communistes, membres ou pas du PCF ;

-d’organiser plus fortement le PRCF notamment ses structures départementales et interdépartementales de direction, en le tournant prioritairement vers l’entreprise et les luttes sociales, en faisant de la diffusion d’IC une tâche centrale de chaque ARC ; d’apporter l’aide de chaque ARC à l’implantation locale des JRCF ; de constituer un secteur propagande pour travailler les tracts de masse et l’affichage ; continuer à développer le site et la communication internet ; de lancer une campagne d’adhésion sur le thème : le PRCF, outil incontournable pour impulser l’unité de combat des communistes et pour faire renaître un vrai PCF en France ;

-de développer l’activité théorique marxiste en menant la bataille du livre autour des livres publiés par des camarades du PRCF, d’aider à la relance de la revue « EtincelleS », désormais revue théorique du PRCF.

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ESPAGNE : MONTEE IMPORTANTE DU CHÔMAGE

LE NOMBRE DE CHÔMEURS S’ENVOLE EN ESPAGNE

L’Espagne a connu une nouvelle forte hausse du chômage en octobre. Le nombre de chômeurs a progressé de 7,3% par rapport à septembre, selon les chiffres du ministère du travail publié mardi.

Ce qui représente 193.000 chômeurs en plus, une progression inédite par sa vigueur.

En douze mois, le nombre de chômeurs en Espagne a augmenté de quelque 770.000 personnes, soit environ 37,5 %.

Le taux de chômage atteint désormais près de 3 millions, dans un pays d'un peu plus de 46 millions d'habitants, un niveau proche de celui de 1996.

« Les chiffres sont évidemment négatifs et reflètent la répercussion directe de la crise financière internationale, qui, en Espagne, a entraîné un repli de l'activité, et en conséquence, une hausse exceptionnelle du chômage », a commenté la secrétaire d'Etat à l'emploi, Maravillas Rojo.

Plus que d’autres, l’économie espagnole est frappée de plein fouet par la crise, compte tenu du retournement de son marché immobilier, alors que la construction était le principal moteur de sa croissance.

Source : L’Expansion.com  4/11/2008

Commentaire :

Bien évidemment, officiellement la cause est la crise financière , euphémisme pour ne pas parler de la crise du système capitaliste que le gouvernement « socialiste » espagnol tout autant que les autres gouvernements européens « socialistes » ou « libéraux » fait payer aux travailleurs en faisant la même politique .

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02 novembre 2008

RENAISSANCE COMMUNISTE : APRES LA CONFERENCE NATIONALE DU P.R.C.F.

Ceux qui voulaient isoler et « tuer » le PRCF en sont déjà pour leurs frais .

La 2ème Conférence nationale du PRCF, tenue ces 25 et 26 octobre à Paris, n’a seulement connu un succès d’organisation ; elle a été un vrai succès politique.

D’abord par la reconnaissance internationale dont le PRCF est l’objet.

Par dizaines, les messages de solidarité ont afflué : PC irlandais et chilien, PC de Hongrie, PC du Canada, de Lettonie, de Lituanie, de Bulgarie, de Suède, de Norvège, de Turquie, d’Allemagne, de l’Inde, du Mexique, WWP (USA), Réseau des communistes italiens et NPC d’Italie, PC de Géorgie (dont le délégué s’est vu refuser le visa par le consul de Sarko à Tbilissi !).

Des mouvements progressistes ont également adressé des messages, Québec, Maroc, Sénégal.

Les délégués du PC de Grèce, du PCPE (Espagne), du PTB (Belgique), du PADS (Algérie), des PC du Pakistan de, Hongrie, Danemark, Croatie, le Nouveau PC britannique, ont été chaleureusement applaudis, la palme revenant à R. Gonda, dirigeant des JC tchèques interdites, ainsi qu’au délégué du PC de Cuba L.Rodriguez, porteur d’un message du C.C..

Ensuite par l’unité politique et idéologique sans précédent dont a fait preuve le PRCF dans un climat fraternel excluant tout esprit moutonnier.

La résolution politique a été adoptée à la quasi-unanimité par les cent délégués mandatés venus de Marseille, Lille, Nantes, Tulle, St-Brieuc, Lens, Alençon, Grenoble, Lyon, Auch, Annecy, Perpignan, Amiens, Metz, Castres, Strasbourg, Auxerre, etc., sans oublier bien sûr Paris et la R.P…et la Charente-Maritime avec notamment un militant communiste de l’île de Ré .

Accord pour défendre la 1ère expérience socialiste de l’histoire contre la criminalisation du communisme, pour soutenir Cuba socialiste, la Palestine et l’Amérique latine en lutte, exiger le retrait de l’armée française d’Afghanistan et surtout, soutenir les efforts de relance du Mouvement communiste international : car un MCI débarrassé des opportunistes est indispensable pour faire face à la crise du capitalisme en mal de récession, de fascisation et de guerres exterminatrices…

Accord total aussi pour proposer en France une nouvelle stratégie révolutionnaire, en rupture avec l’euro-trotskisme de la LCR comme avec l’« union de la gauche » derrière le PS maastrichtien.

Oui, pour sortir la France du broyeur de l’UE, pour restaurer la souveraineté nationale et tisser des traités internationaux progressistes, pour chasser les euro-vichystes au pouvoir à Paris, pour renouer avec le progrès social et remettre à l’ordre du jour la transformation socialiste du pays, il faut construire un large Front Républicain Antifasciste, Patriotique et Progressiste (FRAPP) donnant corps au Non majoritaire de mai 2005.

D’où l’intérêt de l’Arc républicain de progrès qui allie le PRCF à d’autres patriotes progressistes, le PRCF proposant l’idée d’un nouveau Conseil National de la Résistance, seule alternative progressiste possible à l’UMPS de Sarko-DSK.

Accord également pour orienter prioritairement le PRCF vers la classe ouvrière et la jeunesse.

Les délégués ont entendu avec attention L. Jourdas, délégué CGT des NMPP en lutte, ou R. Silvain, acteur central de la grève ouvrière de 68 et de l’actuelle renaissance du syndicalisme de classe .

Ils ont ovationné J. Leclercq ; notre camarade est secrétaire de l’UL CGT de Douai que Le Duigou, le « cégétiste » favori du MEDEF, traîne actuellement devant la justice bourgeoise parce que cette UL refuse la ligne de renoncement promue par Thibault.

Avec la Lettre ouverte aux états-majors syndicaux déjà signée par 4000 syndicalistes, les « accompagnateurs » syndicaux de la sarko-casse ont du souci à se faire : car l’aspiration au tous ensemble en même temps grandit aussi vite que le rejet populaire de l’UE dans les masses populaires de tous les pays d’Europe !

Accord unanime aussi sur la nécessaire unité de combat des communistes.

Les congressistes ont condamné avec indignation l’apartheid politique qui prétend exclure de la lutte pour un vrai PC les vrais communistes écartés du PCF pour avoir les premiers dénoncé ses dérives !

Accord plus discuté, en raison du sectarisme anti-PRCF et du contenu inconséquent de ce texte (qui n’appelle pas à sortir de l’UE et ne dit mot du syndicalisme de classe…) pour appeler les communistes cartés au PCF à voter pour le texte présenté par C. Andréani, A. Gerin, etc. ; car ce texte reprend moderato cantabile certaines analyses du PRCF et surtout,… il ne faut perdre aucune occasion d’unir les vrais communistes.

Mais pas d’illusions : après une « mutation » qui a idéologiquement et économiquement rivé le PCF au PS, il n’y aura pas de « redressement » miracle du PC.

Si la « gauche » du PCF progresse au congrès, la question ne sera pas pour elle, comme l’annonce A. Gerin, de « réunir la famille communiste », du super-liquidateur Gayssot à la Gauche com’ (étrange famille incluant les naufrageurs mutants mais excluant le PRCF, trop « léniniste » ?). 

Car ce parti fourre-tout ne pourrait que perpétuer la paralysie du PCF et son arrimage électoraliste au PS.

Si la gauche du PCF veut vraiment stopper la mise à mort sarko-maastrichtienne de la France, il lui faudra tôt ou tard rompre politiquement, et pour finir, organisationnellement, avec la droite du PCF (mutants, refondateurs, huistes…) et avec sa politique de soumission à la social-démocratie.

Il lui faudra aussi renoncer aux exclusives contre la « gauche de la gauche » communiste, incarnée notamment par le PRCF.

Car ce qu’attendent les travailleurs, c’est que les vrais communistes s’organisent pour AGIR et, pourquoi pas, pour préparer ensemble la rupture organisationnelle entre les chefs liquidateurs du PCF et les vrais communistes cartés ou non au PCF.

Car pourquoi oublier l’acte fondateur et salutaire pour la classe ouvrière qui, en 1920, permit au Congrès de Tours de séparer les révolutionnaires des sociaux-démocrates ?

Le PRCF propose donc que les vrais communistes co-organisent en janvier une AG pour dresser le bilan du congrès du PCF et structurer une Convergence d’action communiste souple, permettant de mettre en place une expression vraiment communiste de masse en direction des travailleurs.

Ainsi, la vraie question n’est pas carté PCF ou pas ?, mais bien : pour ou contre la rupture avec l’UE ? Capitalisme ou socialisme ? Pour ou contre un PC de combat renouant avec le PCF léniniste auquel nous devons le Front populaire et les grandes conquêtes de la Libération.

Enfin, accord total des délégués pour tisser la toile du PRCF en structurant fortement les directions départementales, en ciblant de grandes entreprises dans chaque département, en promouvant IC, le seul mensuel franchement communiste du pays.

Car pour unir les communistes, construire le tous ensemble des salariés, fédérer les républicains, le camp progressiste a besoin d’un PRCF mieux organisé.

Que chacun en tire pour lui-même les conclusions incontournables …

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ELECTIONS PRESIDENTIELLES AUX USA

MacCAIN OU OBAMA : CHANGEMENT DANS LA CONTINUITE.

Ne nous leurrons pas .

Quel que soit l'élu, le Républicain McCAIN ou le démocrate OBAMA celui-ci s'inscrira dans la continuité de la politique de l'impérialisme américain et du complexe militaro-industriel qui dirige réellement les USA.

Si McCAIN est conservateur, porteur des "valeurs américaines" OBAMA ne l'est pas moins.

Ce dernier est loin d'être de gauche, voire même progressiste, contrairement à ce que certains en France essaient de nous faire croire.

Il fait de belles déclarations mais au delà son programme est assez limité

L'élection d'OBAMA dont on nous dit qu'elle est d'ores et déjà assurée ne signifiera donc pas un bouleversement important.

Il est assez drôle de voir l'Obamania s'emparer de la France ou plutôt de nos élites politiques de droite comme de gauche dont on sait très bien que de toute façon elles ont toujours été plus ou moins soumises à l'oncle SAM.

Je pense même que pour certains cela leur permettra d'accentuer et de justifier leur alignement sur les USA vis à vis de l'opinion publique française.

Bien entendu je ne doute pas que le PS parlera d'une grande victoire de la gauche et pourrait se servir de l'élection d'OBAMA pour justifier son orientation politique de plus en plus droitière et en rupture avec les valeurs de la gauche..

Posté par revizor à 18:39 - ACTUALITE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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