les communistes de l'île de Ré

Ce blog a pour but de faire connaître les positions des communistes rétais membres du PRCF

21 octobre 2008

MANIFESTATION DES ENSEIGNANTS : UN SUCCES A AMPLIFIER

Pôle de Renaissance Communiste en France

Communiqué de la commission luttes et syndicalisme

Grand succès de la manifestation des enseignants contre la politique scolaire de Sarkozy et Darcos

N'en déplaise aux menteurs du gouvernement, qui se sont ridiculisés auprès des manifestants en annonçant 32 000 participants, la manifestation enseignante du 19 octobre est un grand succès qui peut initier de grandes luttes dans les établissements scolaires.

Certes, des organisations de collaboration de classe comme l'UNSA et le SGEN participaient à cette manif (élections professionnelles oblige) alors qu'elles continuent de participer à la pseudo-concertation organisée par Darcos sur la contre-réforme des lycées annoncée.

Mais très globalement, les manifestants, y compris certains syndiqués UNSA et SGEN, n'ont pas fait de détail pour conspuer les suppressions massives de postes, Darcos et ses contre-réformes, et en particulier celle qui va mettre en place un "lycée à la carte" appauvri, un contrôle continu réduisant le baccalauréat national et anonyme à une pure formalité, réduire encore l'accès des élèves aux études supérieures, marginaliser l'enseignement de disciplines jugées "non rentables" ou "dangereuses" par la grande bourgeoisie.

Sans doute la prise de conscience des enseignants concernant les origines de cette contre-réforme, qui n'émane pas du seul Sarkozy mais bien de l'Europe supranationale et de son processus de Lisbonne (formatant l'éducation nationale sur les exigences patronales de la "compétitivité mondiale" dans le cadre de "l'économie du savoir"), reste insuffisante.

C'est pour cela que les enseignants du PRCF ont largement diffusé sur la manifestation leur tract national "ce n'est pas à nous de payer leur crise".

Pour cela aussi que le cortège Nord-Pas-de-Calais, passant à proximité de la banderole déployée par une trentaine de socialistes parisiens, ont scandé: "Allègre on t'a eu, Darcos on t'aura" : nombre de profs n'ont pas oublié que les attaques contre l'école n'ont pas démarré avec Darcos mais avec le PS, autant au service de l'Europe de Maastricht que ses complices de l'UMP.

D'ailleurs, nombre d'enseignants ne cachaient pas leur irritation devant le manque de stratégie des états-majors syndicaux, y compris celui du SNES et de la FSU, qui a cautionné pendant tout l'été les "négociations bidon" sur la "réforme des lycées", avant de se retirer sous la pression de la base.

Et c'est pourquoi

la "Lettre

ouverte aux états-majors syndicaux" diffusée dans la manif était généralement bien accueillie par les syndiqués.

Mais la combativité était là : nombre d'enseignants a compris qu'il ne s'agirait pas d'une mauvaise réforme de plus, mais bien d'une rupture totale avec la tradition républicaine et laïque du service public, avec en particulier un massacre des conditions de travail des professeurs, un sabotage de l'école primaire, une disparition programmée de la maternelle, une marginalisation d' "exceptions françaises" hautement progressistes comme l'enseignement philosophique dispensé au lycée, un premier pas très grave vers le recalibrage marchand des enseignements sous la forme des "modules".

C'est pourquoi il était réjouissant d'entendre le cortège très combatif du Nord-Pas-de- Calais, où les militants SNES étaient très actifs, clamer des slogans sans ambiguïté applaudis par les passants tels que "réforme des lycées/Rien à négocier", "SGEN/UNSA, ne les cautionnez pas!", "Assez gavé le grand capital/Assez cassé l'Education nationale", "C'est pas au FMI de faire la loi, la vraie démocratie elle est ici", etc.; sans compter le "boeuf" réalisé par les chansons de lutte de cette partie du cortège, certaines étant particulièrement impertinentes à l'égard du commis du MEDEF et de l'UE qui bafoue quotidiennement la République à l'Elysée.

Bien entendu, les médias indécents de la Sarkozie ont tout fait pour minimiser l'évènement, la palme revenant sans doute à France Info qui "oubliait" tout simplement lundi matin d'évoquer la manifestation.

On n'oubliera pas, n'en doutez pas messieurs les petits télégraphistes du pouvoir !

La balle est désormais dans le camp des organisations syndicales, notamment des directions du Snes et de la Fsu, les deux piliers de la manifestation : vont-elles enfin mettre en place un véritable plan de lutte prolongée en s'appuyant sur les mobilisations fortes des instituteurs parisiens, des professeurs de philo et d'autres disciplines, ... ?

Vont-elles continuer à ignorer la nécessaire unité de tous les services publics qui luttent et perdent séparément (Poste, Edf, sncf, ratp, etc;) ou vont-elles travailler enfin au "tous ensemble et en même temps" avec les autres agents des services publics mais aussi avec les salariés du privé, Renault, Goodyear, etc; dont la combativité doit inspirer tout le mouvement social ?

le 20 octobre 2008

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18 octobre 2008

FEDERATION SYNDICALE MONDIALE : A PROPOS DES RETRAITES

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COMMUNIQUE DE LA F.S.M. SUR LES RETRAITES

Nous somme tous conscients, actifs et retraités, de la dégradation du système des retraites .   
Cette dégradation, qui a été organisée dans toute l’Union Européenne, est le résultat :

de l’écrasement régulier depuis 30 ans des salaires au profit de la rémunération du Capital qui réduit d’autant les cotisations pour les retraites et les retraites elles-mêmes.

de la précarisation d’une fraction toujours plus importante de la classe au travail (sans-papiers, travailleurs au noir, vacataires, CDD... et maintenant RSA)


L’allongement de la durée des cotisations: 37,5 annuités, puis 40 puis 41 puis .............
, mesure spectaculaire, ne doit pas cacher que ce qui a disparu c’est la garantie d’une retraite représentant une proportion acceptable du dernier salaire.

Même avec un emploi régulier aucun salarié ne peut aujourd’hui savoir s’il touchera comme retraite 80 %, 70 %, 60 % , 50 % ou moins de son dernier salaire ; aucun salarié ne peut affirmer qu’il ne sera pas, non pas un retraité, mais un clochard.


Face à cette dégradation, dont nous étions de plus en plus nombreux à prendre conscience, le système capitaliste nous a proposé sa
« potion magique» : les placements en bourse pour soi-disant « compléter» une retraire en voie d’amaigrissement.

Aujourd’hui la crise financière fait comprendre à ceux qui ont pu faire l’effort de consacrer un peu d’épargne à ce « complément» qu’ils ont été volés ! Le complément est parti ou va bientôt partir en fumée.


Il faut porter un coup d’arrêt massif et décisif à cette évolution et établir un système clair et stable dont les règles du jeu ne soient pas modifiées sans arrêt.


Sur le plan des principes, la répartition, système de solidarité collective, est préférable à la Capitalisation, système égoïste, mais encore faut-il qu’il y ait suffisamment à répartir, c’est à dire une masse salariale plus importante et des cotisations plus élevées.

Il faut créer un rapport de force favorable à la classe ouvrière, obligeant le Capital à rendre au Travail une plus grande part de la richesse produite au lieu de faire d’énormes bénéfices (souvenons-nous des résultats euphoriques de 2007 : vont-ils rendre cet argent ?) qui font monter les cours de bourse et puis un beau jour s’évaporent.


Mais tous ne sont pas perdants, les gros mangent les petits et, de bouclier fiscal en niches diverses et paradis fiscaux (tout prés d’ici à Monaco, au Luxembourg,..), les Bolloré, les Lagardère, les Mestrallet, tous les amis et les soutiens de Sarkozy réfugiés dans leurs ghettos pour riches continueront à dire qu’ils ne peuvent pas donner plus. Or tous ce qu’ils ont et ils ont de plus en plus, ils nous l’ont pris.


Assez de discours sur le vieillissement de la population, l’éducation nationale emploie maintenant des retraités et laisse les jeunes diplômés sur le carreau.

Assez de rémunérations astronomiques de PDG, assez de Présidents de la république qui doublent leur salaire avant même de s’être mis au travail, (pourquoi ne pas indexer le salaire du président et des ministres sur le PIB ?).

Assez de discours sur les heures supplémentaires pour améliorer les fins de mois : avec la récession économique qui approche, il n’y aura plus d’heures supplémentaires à faire.

RENDEZ- NOUS LE FRUIT DE NOTRE TRAVAIL!
UNISSONS NOUS , ACTIFS ET RETRAITES !
SURMONTONS LES DIVISIONS SYNDICALES, POUR L’EXIGER !

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13 octobre 2008

SALON DE L'AUTO : MANIFESTANTS CONTRE SARKOZY

Des militants du PRCF étaient présents à la manifestation des salariés de l'automobile ce 10 Octobre à Paris. Ils distribuaient le tract « Tous ensemble contre les parasites du capital financier et leurs commis de l'Elysée, du MEDEF et de l'UE ». Avec l'aide d'une camarade du collectif Bellaciao, ils livrent ce témoignage.

A l'appel de leurs syndicats CGT, les salariés de très nombreuses usines de la filière automobile en France s'étaient donnés rendez-vous pour manifester au salon de l'auto "tous ensemble" contre la casse industrielle, les suppressions d'emplois les bas-salaires et la flexibilité.

Ce sont environ environ 4.000 salariés de Renault (Flins, Sandouville...), Valéo, Goodyear Amiens, Peugeot PSA, Ford (Blanquefort), Autolav, Automotiv, Bosch etc... qui se sont rassemblés Pont du Garigliano pour le départ d'une manifestation très déterminée.

Les slogans, repris par 4.000 voix combatives d'employés, d'ouvriers et même de cadres, sont très offensifs : «  Ils ferment nos usines, ils ferment nos écoles, on en a marre de ces guignols !» dénonce une centaine de militants de Peugeot. Certains camarades font aussi part de leur désarroi face à la direction confédérale CGT : «  Thibault, t'es foutu, les Goodyear sont dans la rue » scandent les Goodyear. «  Ça fait 18 mois qu'on est en grève, explique un camarade , et on a perdu presque 5 mois de salaire... On n'a toujours pas reçu le soutien de Bernard Thibault... ». Mais les slogans du jour sont définitivement «  Carlos (Ghosn) enc... » , à égalité avec «  Sarko démission ! » .

Les propos sont tout aussi clairs : «  On n'a pas fait des centaines de bornes en bus ou en train pour enfiler des perles. » prévient une salariée. « On veut rentrer au Salon et on va rentrer au Salon ! » confirme Gérard, du Nord, l'œil pétillant. Maryline, du Mans, rappelle : «  Les gens se rendent pas encore compte mais aujourd'hui c'est nous, demain ce sera peut être eux ! C'est la crise, il paraît, et Sarkozy veut tout casser. » .

Arrivé devant les portes du salon, une quinzaine de gendarmes sont là, casqués et bottés. Trop peu nombreux pour empêcher les manifestants d'entrer. les portes du salon s'ouvrent, les officiels demandent de poser drapeaux et banderoles pour entrer. Une quinzaine d'ouvriers entraîne les autres derrière eux : «  C'est ça ouais, tu rêves ! On rentre avec nos drapeaux et avec nos banderoles. » . Dépassés, les services d'ordre laissent filer, bien obligés.

Une marée humaine, rouge, gueulante, envahit littéralement les allées du Parc des Expositions de Versailles : «  on casse pas les gars mais on fout le bordel » .Le stand Renault est immédiatement envahi «  Ici on est chez nous ! Licencions les licencieurs ! Dehors les exploiteurs ! Carlos t'es foutu !».

Ce sera ensuite le tour du stand Peugeot, qui connaîtra le même traitement. Les autocollants et les drapeaux de la CGT ornent les derniers modèles d'exposition, de petits groupes se répandent sur le stand : «  sans nous, pas de bagnoles » et interpellent les quidam : «  Elle vous plaît cette voiture Madame ? Regardez la bien, elle est faite avec la santé des ouvriers. » .

Les visiteurs du Salon regardent, stupéfaits, amusés, apeurés pour certains, ce cortège de syndicalistes déterminés et unis, venus défendre leurs vies et celles de leurs famille. Les salariés en ont ras le bol de demander "poliment" et sont décidés à prendre de force ce que les négociations leur refusent. De nombreux visiteurs applaudissent sur le chemin et témoignent leur solidarité, parfois même en levant le poing.

Une bande de jeunes s'approche : « M'dame, M'dame, hé, la vérité... quand est-ce qu'on l'vire, l'aut' là ...Sarko !? ».

Retour dans les bus et départ de Paris pour de nombreux salariés venus de province. L'ambiance, malgré la gravité de la situation, est joyeuse et combative. On recommencera, on n'a pas le choix. « Tous ensemble et en même temps ».


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10 octobre 2008

CRISE FINANCIERE: FAIRE LA CLARTE

LA CRISE DU CAPITALISME EN 10 QUESTIONS.

1. « Subprimes » ?

Le point de départ est une véritable escroquerie. Les banques occidentales ont gagné énormément d'argent sur le dos de ménages US en grande difficulté à qui on extorquait des remboursements exagérés. En se disant que s'ils ne parvenaient pas à rembourser, on raflerait leur maison pour une bouchée de pain.

2. Seulement une crise bancaire ?

Pas du tout. Il s'agit d'une véritable crise économique qui démarre par le secteur bancaire, mais dont les causes sont bien plus profondes. En réalité, toute l'économie US vit à crédit depuis plus de trente ans. Les entreprises s'endettent au-delà de leurs moyens, l'Etat s'endette au-delà de ses moyens (pour faire la guerre), et on a systématiquement poussé les particuliers à s'endetter, seul moyen de maintenir artificiellement une croissance économique.

3. La cause profonde ?

Pas question de l'indiquer dans les médias traditionnels. Pourtant, les subprimes ne sont que la pointe de l'iceberg, la manifestation la plus spectaculaire d'une crise générale de surproduction qui frappe les Etats-Unis, mais aussi les pays occidentaux. Si le fin du fin pour une multinationale consiste à licencier des travailleurs en masse pour faire faire le même travail par moins de gens, si en plus on baisse les salaires par toutes sortes de mesures et avec l'aide de gouvernements complices, à qui donc ces capitalistes vendront-ils leurs marchandises ? Ils n'ont cessé d'appauvrir leurs clients !

4. Juste une crise à surmonter ?

L'Histoire montre que le capitalisme est toujours allé d'une crise à l'autre. Avec de temps en temps, une « bonne guerre » pour en sortir (en éliminant des rivaux, des entreprises, des infrastructures, ce qui permet ensuite une jolie « relance »). En réalité, les crises sont aussi une phase dont les plus gros profitent pour éliminer ou absorber les plus faibles. Comme à présent dans le secteur bancaire US ou avec BNP qui avale Fortis (et ça ne fait que commencer). Seulement, si la crise renforce la concentration du capital aux mains d'un nombre toujours plus petit de multinationales, quelle sera la conséquence ? Ces super - groupes auront encore plus de moyens d'éliminer ou appauvrir la main d'oeuvre pour se faire une concurrence encore plus forte. Donc, retour à la case départ.

5. Un capitalisme moralisé ?

Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)

6. Sauver les banques ?

Bien sûr, il faut protéger les clients des banques. Mais ce que l'Etat fait en réalité, c'est protéger les riches et privatiser les pertes. L'Etat belge, par exemple, n'avait pas cent millions d'euros pour aider les petites gens à maintenir leur pouvoir d'achat, mais pour sauver les banques il trouve cinq milliards en deux heures. Des milliards que nous devrons rembourser. Ironie du sort : Dexia était une banque publique et Fortis a avalé une banque publique qui tournait très bien. Grâce à quoi ses dirigeants et actionnaires ont réalisé de juteuses affaires pendant vingt ans. Et maintenant que ça va mal, leur demande-t-on de payer les pots cassés avec les milliards qu'ils ont mis de côté ? Non, on nous demande à nous !

7. Les médias ?

Loin de nous expliquer tout ça, ils mettent l'accent sur des aspects secondaires. On nous dit qu'il faudra chercher les erreurs, les responsables, combattre les excès et bla bla bla. Or, il ne s'agit pas des erreurs de tel ou tel, mais d'un système. Cette crise était inévitable. Les sociétés qui s'écroulent sont les plus faibles ou les plus malchanceuses. Celles qui survivent, en acquerront encore plus de pouvoir sur l'économie et sur nos vies.

8. Le néolibéralisme ?

La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néolibérale de ces vingt dernières années. Or, ce néolibéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, que je viens d'étudier en préparant mon livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez", le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère.

Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de médiamensonges et de ragots. Pourquoi ?

9. Le tiers-monde ?

On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières premières qu'elle risque d'entraîner.


10. L'alternative ?

En 1989, un célèbre auteur US, Francis Fukuyama, nous annonçait « la Fin de l'Histoire » : le capitalisme avait triomphé pour toujours, prétendait-il. Il n'a pas fallu longtemps pour que les « vainqueurs » se cassent la figure. En réalité, l'humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la « chance » (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète.

Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous.

6 octobre 2008

Vous pouvez envoyer vos questions et commentaires à :
michel.collon@skynet.be
Plusieurs articles sur la crise à :
www.michelcollon.info
Nous avons exposé le mécanisme des crises dans le livre Bush le cyclone
 

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07 octobre 2008

LE PLOMBIER POLONAIS ET LA CRISE

LE PLOMBIER POLONAIS QUITTE L'IRLANDE

Vous souvenez-vous de ce plombier polonais dont on avait fait le symbole de notre Europe de la concurrence libre et non faussée, et devenu top model dans les publicités pour vanter les bienfaits de l'Union Européenne?

Une dépêche de l'AFP, reprise par l'Humanité du 6 octobre 2008, nous apprend qu'en Irlande les plombiers et autres ouvriers polonais, venus par milliers participer au " miracle" économique du "tigre celtique", sont contraints, avec la crise qui atteint tant l'Irlande que l'ensemble des pays européens,  de faire leurs valises pour rentrer au pays ou aller se vendre ailleurs.

Posté par revizor à 09:16 - EUROPE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2008

LES RENAULT SANDOUVILLE MONTRENT LE CHEMIN

COMMUNIQUE DE LA COMMISSION " LUTTES ET SYNDICALISME" DU P.R.C.F.

Ainsi Sarkozy, chef d'un Etat qui possède 15 % du capital de Renault, a voulu venir parader à Sandouville où la direction fait subir aux ouvriers 15 jours de chômage par mois en attendant de supprimer 1000 emplois.

Les salariés de Sandouville, avec le soutien de salariés des équipementiers et des sous-traitants des environs, ne l'ont pas laissé faire.

En grève à l'appel de leur syndicat CGT, ils ont manifesté leur légitime colère alors que les gros actionnaires de Renault se gavent de bénéfices (+ 20 % sur les 6 premiers mois de 2008 !).

Protégé par 200 CRS, Sarkozy a finalement dû rebrousser chemin et n'a pu poser pour la caméra devant les chaînes de montage ni refaire le coup du président ami des milliardaires et proche des ouvriers, appelant à l'« union nationale » des travailleurs et des patrons face à la crise.

Il a pourtant promis que « l'usine de Sandouville ne fermera pas, on va y monter un véhicule utilitaire en 2012 ».

Mais les travailleurs ne sont plus dupes : que va-t-il se passer d'ici là ? Quel avenir réel pour l'usine alors que le montage des véhicules utilitaires est généralement le préalable à la fermeture d'un site (ce fut par exemple le cas à Billancourt) ?

Et quelle confiance accorder à la parole de Sarkozy, l'intime des grands patrons, qui avait déjà juré aux gaziers qu'on ne privatiserait pas GDF ou aux métallos d'Arcelor qu'on ne fermerait pas l'usine de Gandrange ?

D'autant que Sarkozy soutient le pdg Carlos Ghosn dont le but affiché est de faire de Renault le groupe le plus rentable d'Europe.

Ce qui signifie clairement, et la suppression annoncée de 6000 emplois dans le groupe en témoigne, la casse des sites de productions et de recherche dans notre pays, c'est-à-dire la désindustrialisation de régions entières et les délocalisations là où l'exploitation a encore moins de limites qu'en France.

C'est ce grand ami du Capital que les salariés de Renault-sandouville ont justement accueilli en scandant « Sarkozy, t'es foutu, les Renault sont dans la rue » avant d'en appeler au « tous ensemble ».

Oui, les salariés de Renault, mais aussi l'ensemble des travailleurs exploités du privé, des ouvriers licenciés ou « plansocialisés », comme des postiers, des enseignants, des hospitaliers, des assurés sociaux... sont « tous ensemble » victimes de la politique du Capital mise en musique par Sarkozy et l'UE qui cassent l'industrie et les emplois, compriment les salaires, démantèlent les services publics et les systèmes solidaires pour les « refiler » au privé.

Et qui subventionnent avec l'argent public (à coups de centaines de milliards d'euros) les grands groupes privés quand éclate leur crise. Les « caisses sont vides » pour les travailleurs, mais pas pour les grands capitalistes !

Mais les temps changent et la colère monte.

Après les Goodyear ou les ouvriers du Livre CGT qui ne baissent pas pavillon, après les étudiants et la jeunesse en 2006, après les cheminots ou les traminots marseillais, après les grèves pour les salaires chez Carrefour... les luttes se développent en France et la nécessité du « tous ensemble en même temps » pour résister et gagner est chaque jour plus évidente.

Celui qui ironisait il y a peu sur les « grèves invisibles » en France a dû battre en retraite face aux ouvriers de Sandouville !

Ceux-ci nous montrent le chemin : avec la crise ouverte du capitalisme, le chômage de masse, les licenciements massifs dans l’industrie, la casse des services publics et des acquis sociaux, l’heure est aux grands affrontements de classe avec le grand capital.

Le 6 octobre 2008

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04 octobre 2008

CONFERENCE NATIONALE DU P.R.C.F. LES 25 ET 26 OCTOBRE

MOBILISATION GENERALE POUR UNE GRANDE CONFERENCE NATIONALE!

Dans un mois, les 25 et 26 octobre, aura lieu la Conférence Nationale de notre PRCF.

Tout le PRCF, tous ses militants, tous ses adhérents se mobilisent et doivent se mobiliser pour en faire un succès.

La présence massive de tous les camarades est une exigence politique.

Les circonstances imposent de nous dépasser, de réaliser à cette occasion ce que seuls les communistes sont capables de faire.

Pas un seul militant qui ne s'implique dans sa préparation politique et organisationnelle.

Tous nous devons avoir à l'esprit que cette C.N. est un moment capital pour la Renaissance communiste en France.

A l'heure où les liquidateurs du PCF-PGE s'enfoncent dans un opportunisme que la classe ouvrière de notre pays juge avec sévérité, à l'heure où la bourgeoisie s'attaque systématiquement et cyniquement à tous les acquis sociaux, à l'heure où la République, la Nation c'est-à-dire la souveraineté populaire, sont gravement menacées par l'Union Européenne, arme de destruction massive du grand capital supranational, à l'heure où le combat pour l'unité d'action des communistes doit s'affirmer, il est de la responsabilité de chacun d'entre nous de déployer des efforts exceptionnels pour que les plus clairvoyants, les plus combatifs, les plus unitaires des communistes que nous avons la volonté et la fierté d'être, démontrent leur détermination et leur force.

Quelque soient les difficultés aucun camarade ne doit rester spectateur ou attentiste en cette occasion. Nous devons tout faire pour que cette C.N. soit l'expression visible de notre lutte pour la Renaissance du Parti Communiste, du parti révolutionnaire, marxiste et léniniste. La mutation du PCF en parti opportuniste et réformiste, satellite du Parti Social-Libéral, est une catastrophe pour la classe ouvrière et notre peuple.

C'est pour cela que nous devons relever le drapeau du Parti de Tours, du Parti du Front Populaire, du Parti de l'héroïque Résistance anti-fasciste, du Parti de la Libération nationale et sociale, du Parti anti-colonialiste, du Parti de Mai 68, du Parti que nous voulons continuer !

De notre capacité à faire de notre Conférence Nationale un grand moment de cette Renaissance, beaucoup de choses dépendront.

Déjà une douzaine de Partis Communistes étrangers nous ont confirmé leur présence dont :

la KSM de Tchéquie,

le PC du Danemark,

le PTB de Belgique,

le PCPE d'Espagne,

le PADS d'Algérie,

le PC de Cuba,

le KKE de Grèce…..

Des syndicalistes de classe s'organisent pour se réapproprier leur outil syndical et commencent à se tourner vers nous.

Eux aussi nous font confiance et portent leurs espoir vers le PRCF, qui sauve l'honneur du communisme de France : Ne les décevons pas !

Soyons nombreux, mobilisés, enthousiastes, redoublons d'effort !

Que la C.N. soit l'expression de ce que les communistes de France peuvent faire, savent faire quand les circonstances l'exigent.

Camarades, tous et tout pour le succès de la Conférence Nationale !

Rendez-vous les 25 et 26 octobre à Paris pour que vive le communisme !

Posté par revizor à 21:54 - COMMUNISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

SITE NATIONAL DU P.R.C.F.

LogoPRCF

En raison d'un problème de maintenance informatique du site national du PRCF:

http://www.prcf.fr

il convient de se connecter sur le site :

http://pagesperso-orange.fr/prcf

qui comporte les articles et textes récents du PRCF.

Posté par revizor à 16:25 - COMMUNISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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